C’est au Turkménistan que naît l’Akhal-Téké, en Asie Centrale, l’un des premiers foyers de domestication du cheval. Les peuples turcomans semblent avoir très tôt pris conscience de l’utilité de sélectionner les chevaux, en fonction de leurs qualités physiques. Les conquérants du monde entier : Egyptiens, Grecs, Arabes, Chinois reconnaîtront ces qualités et importeront chez eux ces chevaux pour améliorer les races locales. Au XIXe s., les Anglais créent, à partir de chevaux turkmènes, arabes et barbes, le Pur-Sang Anglais, aujourd’hui champion de la vitesse sur courte distance.
Lorsque les Russes conquièrent ces territoires, après de rudes batailles, ils rebaptisent les chevaux Turkmènes du nom des deux principaux foyers d’élevage : cheval yomud et cheval akhal-téké, ce dernier correspondant au cheval de guerre des combattants des steppes qui partagent avec les guerriers arabes la technique de l’assaut rapide. Le cheval de ces guerriers devait donc posséder deux qualités: l’endurance (car il pouvait venir de loin) et une bonne pointe de vitesse (pour l’assaut).
Ce sont les Russes qui ont commencé le stud-book moderne à la fin du XIXe siècle, conscient de la valeur de l’Akhal-Téké comme cheval d’arme mais aussi comme cheval de course. Ils tiennent aujourd’hui encore le stud-book général de la race mais celle-ci a aussi un stud-book français depuis 2004.
La rareté de l’Akhal-Téké (moins de 4000 chevaux dans le monde, moins de 170 en France) vient de la politique agricole de l’U.R.S.S. qui a tenté de casser le lien qui unissait les nomades et leurs chevaux par la collectivisation des chevaux et leur usage pour la viande, absolument contraire à la tradition turkmène, qui respectait le cheval au point de lui donner une sépulture. Il a aussi été victime de deux violents tremblements de terre au cours du XXe siècle.
L’Akhal Téké est un cheval du désert : il possède des tissus secs, un excellent métabolisme et un cardiaque bas faits pour les longues distances. Une très longue proximité avec l’homme en a fait un cheval très fin, tant au mental qu’au physique. Les nomades ont sélectionné des chevaux de grande taille comparés aux autres races anciennes (plus de 1,50m au garrot), élégants, vifs, et très résistants. Ils appréciaient en lui l’amplitude des foulées, l’extension du trot, qui le rendait à la fois rapide et confortable. Ces allures d’exception en font donc aussi une grande race de dressage (Absent fut trois fois médaillé olympique). Toutes les robes sont acceptées mais le poil a la particularité de posséder très souvent des reflets métalliques et les robes isabelles dorées sont les plus prisées en Europe.
- endurance
- courses(en Russie et au Turkménistan)
- dressage
- cirque

Laurence Bougault vous offre une visite complète de Brocéliande Akhal-Téké, élevage de chevaux turkmènes, et vous invite à découvrir le cheval Akhal-Téké de Pur-Sang, ses caractéristiques, ses robes, son caractère. Histoire et présentation du Turkménistan.