
Le Dressage, tel qu’il est pratiqué en compétition est une discipline sportive à part entière. Il a pour but de mettre en valeur la qualité du dressage pur, porté à sa plus haute expression dans un cadre strictement défini. Il exige beaucoup de précision et une grande rigueur d’exécution.
Cette discipline sportive repose sur des épreuves de présentation dites reprises de dressage. Il s’agit d’enchaîner des mouvements et des figures à un endroit précis, dans un ordre déterminé.
Il existe aussi des reprises libres en musique (RLM). Ces reprises consistent à présenter des figures imposées dans l’ordre que l’on souhaite, accompagnées d’une musique au choix. Ces reprises sont jugées sur le plan technique, mais aussi sur le plan artistique.
En Dressage le cavalier est jugé sur son attitude générale, le fonctionnement de l’assiette, et l’emploi des aides. Le cheval, lui, est jugé sur les allures (franchise et régularité), l’impulsion (désir de se porter en avant avec l’activité des hanches) et la soumission (attention, confiance et obéissance).
La Haute Ecole et le Dressage emploient les mêmes techniques et cherchent en principe le même but. L’un et l’autre recherchent la franchise, la régularité et la rectitude des allures, l’harmonie, la légèreté, l’aisance et la fluidité des mouvements, la légèreté de l’avant main et l’engagement des postérieurs, la décontraction complète de la mâchoire et de la nuque du cheval.
La légèreté est la conséquence d’un travail bien mené en dressage. Elle est pour la Haute Ecole une condition préalable.
La Haute Ecole est la forme la plus aboutie de l’Art Equestre. Elle se propose de rendre au cheval monté la grâce, la beauté et l’équilibre des attitudes et des mouvements naturels du cheval libre et conquérant.
« On a tendance, de nos jours, à oublier que l’équitation est un art. Or, l’art n’existe pas sans amour. Mais celui qui n’a pas la discipline nécessaire et qui ne possède pas la technique ne peut prétendre à l’art.
L’art c’est la sublimation de la technique par l’amour. L’amour, afin qu’après la mort du cheval, vous ayez gardé en votre cœur le souvenir de cette entente, de ces sensations qui ont quand même élevé votre esprit au dessus des misères d’une vie humaine. »
Nuno OLIVEIRA
« Réflexions sur l’Art Equestre »